NANCY
Villa Majorelle
Restauration de l’ensemble des vitraux de J. Grüber
En co-traitance avec les ateliers MurAnèse (Emma Groult) et Pauline Parfait / J. Guillaume pour la serrurerie – 2019/2020
La Villa Majorelle, œuvre d’art total de l’architecte Henri Sauvage et joyau de l’Art nouveau à Nancy, a été construite en 1901-1902 pour l’ébéniste Louis Majorelle.
En 2020, les intérieurs de la Villa Majorelle ont retrouvé leur atmosphère d’origine grâce à la restauration des boiseries et des décors, faisant suite à la restauration des façades et couvertures en 2017. Pour le plus grand plaisir des visiteurs, une quinzaine d’entreprises spécialisées sont intervenues pour redonner vie à l’œuvre complète d’Henri Sauvage et de Louis Majorelle, en révélant leurs ouvrages ainsi que ceux de leurs collaborateurs, artistes parisiens et nancéens du Mouvement de l’Art Nouveau. Parmi ceux-ci comptait Jacques Gruber, qui a signé les vitraux de la villa.
Les travaux ont été menés par l’Atelier Grégoire André, cabinet d’architecture, sous le contrôle scientifique et technique de la DRAC Grand Est, et suivie par la Ville de Nancy et le Musée de l’Ecole de Nancy.
Le chantier
Notre intervention a consisté en:
- La restauration des vitraux de Grüber et de leur structure
- La recréation de vitraux pour les portes des chambres du 1er étage
A chaque pièce sa spécificité:
- Les vitraux du grand escalier : la baie donnant à l’origine sur les jardins, visible aujourd’hui depuis la rue, sur le thème des monnaies du Pape encadrant une lentille de verre incolore ; 6 petits châssis ouvrant sur le même thème, dans les tons vert-bleu
- Les vitraux de la salle à manger et leurs coloquintes, en écho aux peintures de la pièce
- Les vitraux du salon, re-créées dans un style mauresque, les premiers ayant soufferts d’un bombardement en 1917 (Montage spécifique par superposition de vitraux et de structure de bois doré en relief)
- Les vitraux de la terrasse, constitués de verres enchâssés directement dans les châssis métalliques.
Recréation de vitraux disparus
Une réflexion a été menée pour la restitution des vitraux insérés dans les portes des chambres, à l’étage. Ces panneaux ont été re-créés d’après une photo d’archive en noir et blanc suscitant de nombreux questionnements sur les teintes, le sens de pose et la face peinte.
Le parti pris des maîtrises d’œuvre et d’ouvrage a été de choisir des tonalités neutres en l’absence d’indications précises concernant la coloration initiale. Les verres ont été sélectionnés après la présentation de plusieurs teintes de verre disponibles et de panneaux prototypes.
