SOISSONS (AISNE)

Cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais

ROSE OCCIDENTALE (XXe s.)

Étude 2017-2018

Restauration 2019-2021

Dans la nuit du 12 au 13 janvier 2017, la tempête Egon a soufflé la rose occidentale. Une partie de la structure de pierre, du XIIIe siècle, et des vitraux de l’atelier Gaudin, de 1931, ont chuté sur l’orgue de la tribune.

Après une mise en sécurité, l’atelier Berthelot a été sollicité pour déposer les panneaux restés en place, répertorier et photographier chaque fragment de panneau, chaque pièce de verre tombée. Les éléments de vitraux et de serrurerie ont été soigneusement triés et conservés dans des meubles construits à cet effet.

Un important travail de diagnostic de la rose a alors été entrepris par l’architecte en chef des monuments Historiques Olivier Weets, et son équipe, suivi de la restauration.

Etude préalable à la restauration

L’étude préalable à la restauration des vitraux nous a été confiée : un ensemble de 154 panneaux à reconstituer, soit un puzzle de plus de 6300 pièces (hors tympan, qui n’a pas souffert de la tempête), d’après une photographie réalisée avant sinistre par l’architecte.

L’objectif :

Etablir un protocole de restauration global selon :

      • l’état des plombs
      • l’état de surface des verres
      • l’état des peintures
      • les casses
      • les lacunes

et le chiffrage de la restauration correspondant.

Bilan de l’étude : la majeure partie des vitraux sera conservée, restaurée et complétée au besoin.

Travail réalisé sur une année, avec Elodie Blondeau (salariée de l’atelier Berthelot) et Elodie Lemaître (gérante de l’atelier Berthelot, et mandataire sur la partie Vitrail du diagnostic de la rose) pour l’étude de la serrurerie.

L’anecdote :

Les portraits des prophètes et des apôtres ainsi que l’œil représentant le Christ ont été épargnés.

Restauration

L’étude de la pierre et des vitraux a mis en évidence une déformation de la rose. Celle-ci est bien visible sur le photomontage réalisé par mes soins avec l’aide de l’atelier Berthelot, à partir des photographies de chaque panneau et fragment durant le diagnostic.

En effet, le réseau de pierre a souffert de désordres structurels depuis sa création. Différents évènements au fil des siècles tels que tempêtes, explosions, bombardements ont continué de fragiliser cet ensemble, se déformant progressivement jusqu’à céder sous la pression du vent en janvier 2017.

Après la 1e Guerre mondiale, en 1931, l’atelier Gaudin a donc créé des vitraux pour une rose asymétrique. Il faut imaginer que les maquettes et cartons de chaque panneau ont été adaptés à des jours plus ou moins larges.

L’objectif :

      • Restaurer les vitraux endommagés
      • Adapter les panneaux à la nouvelle rose

Suite au diagnostic, il a été décidé de tailler une rose en pierre neuve, équilibrée, régulière, garantissant sa stabilité à long terme.

Au-delà du travail de restauration selon les conclusions du rapport d’étude préalable (nettoyage, consolidation de la peinture, remise en plomb), chaque panneau a donc été ajusté à la nouvelle rose.

Des décisions ont dû être prises pour aboutir au meilleur compromis entre conservation d’un maximum de pièces et retaille ou complément pour entrer dans les nouveaux remplages, sans oublier l’aspect esthétique.

Toutes les étapes ont été validées en réunion avec les maîtrises d’œuvre et d’ouvrage.

Une fois les vitraux restaurés, ils ont été confiés à l’atelier Debitus pour la confection de la verrière de protection, puis à l’atelier Berthelot pour leur repose.

Travaux suivis par Camille Bretas  et Olivier Weets, ACMH.

Travail réalisé sur deux années, en co-traitance avec l’atelier Berthelot (mandataire), l’Atelier MurAnèse, et Pauline Parfait.

Réfection de la serrurerie par l’atelier La Forge d’Art – Loubière, entre Tours et Angers.

Quelques chiffres

Diamètre de la rose
0 m
Surface des vitraux
0
Temps de restauration
0 h
Nombre de pièces
0